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4 questions que tout dirigeant doit se poser pour bâtir un leadership résilient

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De nombreuses organisations s'appuient sur des plans, des gabarits et des scénarios prédéfinis pour gérer les perturbations. Cependant, un net changement est en train de se dessiner : les leaders résilients mettent de plus en plus l'accent sur la capacité d'adaptation plutôt que sur des règles spécifiques à des scénarios.

Parce que les perturbations ne suivent pas les scripts. Ils se chevauchent, évoluent et ont un impact simultané sur plusieurs parties de l'organisation.

Comme l'a souligné Marie-Hélène Boudreau-Picard dans un webinaire Perspectives, la résilience ne consiste pas à avoir toutes les réponses à l'avance. La résilience du leadership consiste à créer les conditions pour s'adapter, décider et agir sous pression.

Et lorsque nous parlons de résilience du leadership, il est tentant de l'associer à un rôle, à un titre ou à un poste, une petite case sur l'organigramme.

Cependant, dans la pratique, la résilience du leadership fonctionne très différemment. Il n'est pas centralisé : il est distribué. Elle se manifeste dans tous les systèmes, les équipes et les individus, et elle devient particulièrement évidente lorsque l'organisation est sous pression.

Maintenant, en tant que leader, comment vous adaptez-vous à la pression ?

Regardez Marie-Hélène Boudreau-Picard parler de la résilience du leadership :

Ou poursuivez votre lecture pour explorer 4 questions qui ressortent de sa présentation !

Qu'est-ce que la résilience du leadership ?

La résilience du leadership fait référence à la capacité des dirigeants à créer les conditions nécessaires à une prise de décision coordonnée, informée et flexible en cas de perturbation.

Il ne s'agit pas de contrôle : il s'agit de permettre à l'organisation de réagir efficacement lorsque les plans ne s'appliquent plus. Et c'est exactement là que les pratiques de continuité des activités et de résilience rencontrent le comportement des dirigeants.

Dans la pratique, diriger avec résilience implique de nombreux aspects :

  • Gouvernance et comités
  • Travail d'équipe et collaboration
  • Formation et renforcement des capacités
  • Planification de la relève
  • Développement de carrière
  • Adaptation au changement

Si la résilience organisationnelle fournit le cadre et les bases, elle prend réellement vie grâce aux personnes qui mettent ces choix en pratique au quotidien. Cela nous amène naturellement au deuxième point : le leadership. Parce qu'un leader résilient est le fondement d'une équipe résiliente.

Voici 4 questions auxquelles chaque cadre doit répondre pour diriger avec résilience :

1. Sommes-nous structurés pour prendre des décisions avant la crise ?

La gouvernance n'est pas de la bureaucratie. C'est de la clarté.

Les comités sont essentiels car ils favorisent l'alignement, la visibilité et le partage des responsabilités. En matière de continuité des activités et de résilience, les comités structurés contribuent à garantir que les risques sont compris dans l'ensemble de l'organisation, que les décisions sont coordonnées et que les priorités sont établies avant qu'une perturbation ne se produise, plutôt qu'en pleine crise.

Les leaders résilients doivent être en mesure de répondre clairement :

  • Les rôles et les priorités importants sont-ils tous définis à l'avance ?
  • Les décisions peuvent-elles être prises rapidement et en toute confiance ?
  • Avons-nous pratiqué la prise de décisions dans des conditions de crise réelles ou simulées ?

Parce qu'en cas de crise, il est trop tard pour savoir comment procéder.

2. Sommes-nous conçus pour l'adaptabilité ou uniquement pour les scénarios ?

Dans la pratique, les dirigeants n'ont pas besoin de plus de documentation. Ils ont besoin clarté.

Comme notre instructrice BCI Alice Kaltenmark le dit souvent à ses étudiants :

« Je n'ai pas besoin d'un long et beau document. J'ai besoin d'une liste de contrôle. J'ai besoin de conseils. »

La résilience ne consiste pas à suivre les procédures étape par étape. Il s'agit de demander les bonnes questions au bon moment.

Les dirigeants doivent poser les questions suivantes :

  • Pouvons-nous réagir à des événements que nous n'avions pas prévus ?
  • Sommes-nous en mesure de gérer plusieurs perturbations à la fois ?
  • Est-ce que nous nous appuyons sur les playbooks ou sur la capacité d'adaptation ?

La véritable résilience du leadership est démontrée lorsque les conditions changent, que les hypothèses s'effondrent et que de nouvelles contraintes apparaissent. Les leaders résilients, à tous les niveaux, savent comment réévaluer la situation, redéfinir les priorités et ajuster leur cap sans perdre de vue ce qui compte le plus.

S'adapter ne signifie pas réagir plus rapidement, mais réagir plus intelligemment.

3. Avons-nous créé des points de défaillance uniques ?

L'un des risques les plus négligés dans les organisations est dépendance à l'égard de personnes clés.

Pour diriger avec résilience, les dirigeants résilients doivent se poser les questions suivantes :

  • Les connaissances sont-elles partagées ou concentrées ?
  • Que se passe-t-il si un leader clé n'est pas disponible pendant une interruption ?
  • Avons-nous prévu la relève pour les postes critiques, au-delà de la haute direction ?

Sans surprise, la résilience du leadership dépend de la continuité.

Les perturbations surviennent souvent au pire moment possible, notamment en période de transition, d'absence ou de manque de leadership.

Les organisations qui ne planifient pas ce risque peuvent être obligées de rétablir le leadership en pleine crise. Et c'est du temps qu'ils ne peuvent pas se permettre de perdre.

Au contraire, les organisations résilientes adoptent une approche différente. Ils comprennent que les leaders ne se créent pas du jour au lendemain. Les leaders résilients se développent au fil du temps grâce à :

  • Exposition
  • L'apprentissage
  • Feedback
  • Progression

En conclusion, la planification de la relève et le développement du leadership ne sont pas des exercices RH. Ce sont des éléments essentiels de la résilience organisationnelle.

4. Nos équipes sont-elles prêtes à travailler au-delà des frontières ?

Les perturbations respectent rarement les limites organisationnelles. Ils recoupent les départements, les technologies et les responsabilités.

Selon le rapport de continuité et de résilience 2025 de la BCI, 81,2 % des organisations considèrent la collaboration entre équipes comme un moyen essentiel de développer des capacités de réponse flexibles.

Les dirigeants résilients doivent confirmer sans aucun doute :

  • Pouvons-nous aligner rapidement plusieurs parties prenantes sous pression ?
  • Nos équipes ont-elles déjà collaboré avant qu'une crise ne survienne ?
  • Qui est habilité à décider si les informations sont incomplètes ?
Si vous souhaitez tester vos plans et entraîner vos équipes, nous vous recommandons le cours BCI : Concevoir et animer des exercices efficaces.

Conclusion

Comme nous l'avons vu, le leadership n'est pas une position sur un organigramme : le véritable leadership est une responsabilité partagée.

Les organisations résilientes sont celles dans lesquelles :

  • Les gens, et pas seulement les dirigeants, s'approprient
  • Les équipes collaborent au-delà des silos
  • Les décisions sont prises avec intention

C'est ici la continuité des activités rencontre le comportement des dirigeants.

C'est là que les leaders résilients peuvent naviguez avec détermination et confiance.

Curieux d'en savoir plus sur le sujet ?

Regardez le webinaire complet pour en savoir plus sur les quatre autres niveaux de résilience.

Source : Rapport de continuité et de résilience 2025 du BCI